
0150 | Il est une heure et cinquante minutes de la nuit ici et la bas le soleil s’est déjà levé… . Voila ce que je fais la plupart du temps, même inconsciemment : je compare les heures entre ici et la bas.
Ca fait une semaine qu’il est parti… Et cette semaine se résume pour moi en un mot : pleurs. Je crois qu’entre nous deux c’est moi qui suis le plus touché. Enfin je ne crois pas, je suis sure. Le jour de son départ, en rentrant chez moi et en descendant de la voiture de ses parents, mes larmes sont tombées toutes seules. J’étais la à marcher comme si j’avais tout perdu dans ma vie. Mon coeur ne m’a jamais fait autant de mal et je ne me suis jamais sentie aussi seule dans ma vie. Pour un choc, c’était un choc ! Le lendemain, quoique je faisais me faisait penser à lui, et je fondais en larmes. J’avais envie d’abandonner. Je me suis dit que je ne pouvais pas rester comme ça, c’était juste trop dur. Et au fur est à mesure, ses nombreuses sorties en boîte dès le deuxième soir (sans me le dire) m’a mit dans des états inimaginables… . Pourtant de mon côté je ne restais pas cloîtrée chez moi. Mes amis étaient là pour me rassurer, pendant toute une semaine je n’ai pas arrêté d’enchaîner les sorties etc… Mais quelque chose venait toujours me rappeler qu’il n’était plus la, qu’il etait à l’autre bout du monde à essayer toutes les boîtes de la ville… Et ça me hantait. D’un côté je le comprends. Pour pouvoir se faire des amis, le meilleur moyen c’est de sortir. Je le comprends, car arriver seul dans un pays comme ça, c’est dur. Mais le truc en fait c’est que je n’ai vue aucune difficulté de son côté. On dirait qu’il a toujours habité là bas. Il s’est tellement intégré rapidement que limite ça me dérangeait. Je ne sais pas si c’est de l’égoisme, mais c’est juste que ça m’a fait bizarre. Je pensais qu’il allait être là à vouloir me parler parce qu’il ne sait pas comment faire etc… Mais non. Et limite maintenant j’ai l’impression que quand on fait des sessions skype bah je le dérange. Depuis mardi dernier, matin midi et soir il n’a pas arrêté. Et tout ça, avec différentes personnes et à chaque fois qu’il rentre il y a des nouvelles qui arrivent. Je ne peux qu’être contente pour lui. Si je le suis il sera heureux. Mais voila… L’autre truc qui me tracasse c’est “la vérité” . En fait quand il me raconte ce qu’il fait, on dirait que c’est le plus malheureux de tous, qu’il est blasé et qu’il déteste ce pays alors que pas du tout. Quand il parle avec les autres c’est : “Singapore is amazing, it was greaat, you just feel good in this city etc…” Alors que quand il me parlait je n’ai pas sentie tout ça. Je ne sais pas si c’est pour ne pas me faire jalouser mais en tout cas ça me dérange. Ca me dérange qu’il se confie de cette manière aux autres et pas à moi alors que je suis censée être sa première confidente avant tout. Voila… Et puis mes principales craintes sont toujours là même si j’essaye de ne pas y penser et ne pas lui en parler. Ca revient à chaque fois qu’il me dit qu’il va en boite ou quoique ce soit… C’est comme ça. Voila. Il me rassure, il me dit qu’il n’y aura rien mais limite je préfère qu’il ne parle pas trop vite… Une déception c’est pire que tout. C’est surtout que je n’ai pas envie de le mettre dans la catégorie “connards” . On verra bien. On essaye de vivre au jour le jour (on n’a pas le choix la je crois…) et on verra ce que ça va donner. Je ne sais pas de son côté mais moi j’ai vraiment envie que cette relation marche. Qu’elle soit plus forte et solide quand on se retrouvera. J’imagine que seul le temps nous le dira.